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05/03/2015

Magnésium : Vive les vieux remèdes !

Notre association a souhaité répondre à un article paru le 26 février 2015. Nous espérons que notre billet fera l'objet d'une parution.

Madame la journaliste,

Nous faisons suite à votre article de la gazette de Nîmes N°821 auquel nous répondons : « Magnésium : Vive les vieux remèdes ! "

Nous sommes une association familiale du sud de la France. Certains de nos adhérents ont bénéficié des conseils de la pédiatre Marianne Mousain-Bosc.

De rares praticiens de l’hexagone et au-delà se font le relais de cette prise en charge à base de magnésium en cas d’hyperactivité.

Depuis 2008 nous constatons plutôt le bénéfice que peut en tirer un petit patient atteint d’une telle pathologie. 

Certes le remède n’est pas universel. Ceci pour plusieurs raisons :

- car il existe de nombreux sels de magnésium auxquels chacun réagit de façon différente

- il faut quelquefois y adjoindre un fixateur (acide aminé, vitamine … )

- le dosage et le moment d’administration sont importants

- l’aide d’un praticien de santé est primordiale or, depuis la mise à la retraite de la pédiatre  Marianne Mousain-Bosc, ils sont peu nombreux à s’être penchés sur ses travaux.

En effet, comme elle le rappelle dans son livre que vous citez dans votre article ce minéral a été oublié par quasiment toutes les facultés de médecine. 

En France à l’heure actuelle, le parent qui ose évoquer cette piste avec son médecin par exemple se fait la plupart du temps moquer voire réprimander(cas récent d’une  maman vétérinaire de profession qui prescrit ce minéral pour certains animaux qu’elle soigne et qui s’était rangée à notre idée pour son enfant très «hypertonique» !). 

 A quoi assiste notre association ? 

A la mise en place d’une médecine à deux vitesses. Des parents informés, à l’aise financièrement se tournent vers la micronutrition (aux consultations plus longues avec dépassement d’honoraires). Ils n’hésitent pas à faire prescrire des bilans sanguins hors prise en charge Sécurité sociale.

Voilà le pire risque que court une famille qui se lance dans la prescription du magnésium : une atteinte à son porte-monnaie (car sa contre indication principale est l’insuffisance rénale, très rare chez les enfants, à savoir que nous avons eu des enfants n’ayant qu’un seul rein qui ont bénéficié tout de même de ce traitement).

Au moins aucun risque de porter atteinte à notre système de protection sociale.

 La consultation jusqu’en 2008 de la pédiatre Marianne Mousain-Bosc au C H U Caremeau avait le grand avantage d’être accessible pour toutes les bourses. Nous ne pourrions en dire de même de nos jours puisque ce minéral a été déremboursé par la Sécurité Sociale. Ceci présente au moins l’avantage de voir éclore sur le marché de nouvelles formules pour la plupart bien tolérées par l’organisme.

 Il ne reste pour l’instant que les familles d’usagers pour porter le message selon lequel le magnésium prescrit précocement (bien avant le CP) traite bien souvent la cause du déséquilibre. Ce d’autant que la thérapie à base de méthylphénidate n’est préconisée qu’à partir de l’âge de 6 ans. 

Enfin, loin de nous l’idée de faire passer le magnésium pour une solution exclusive. Cette indication se doit d’être posée dans un cadre pluriel : hygiène de vie, alimentation équilibrée, aide à la parentalité, école bienveillante,etc ….

En bref, le magnésium est un socle sur lequel un spécialiste peut bâtir une stratégie très personnalisée dès le plus jeune âge. 

J’espère que vous diffuserez notre réaction à votre article. 

 (*)  Le magnésium n’agit pas que pour l’hyperactivité. Nous avons aidé des enfants épileptiques, autistes non verbaux, des «dys» en tous genres ……..

 

Bien cordialement

Marie 

Association Remedya

 

www.remedya.fr

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